Mon chapeau,
Est une boite à idées,
On y rentre un mot,
On y rentre une image,
On y rentre un sentiment,
Tous moulinés,
Donne du blé,
Du blé a idées.
Puis,
Ce blé,
Il faut le planter,
Il faut l’arroser,
Il faut le couver,
Pour que la fleur,
Puisse enfin s’en échapper.
Voler a son grès,
Subir les marées,
Suivre les vents légers,
Pour se planter dans un près,
De l’autre coté,
Du monde ou du près,
Pour se multiplier,
Et faire propager l’idée.
Mais l’idée,
C’est volatile,
C’est futile,
Ça vacille.
Des idées,
J’en ai plein,
Tous les jours,
De quoi remplir,
3 cartons au moins.
Mais il y en a une,
Une qui se distingue,
Une qui veut s’enfuir au loin,
Pour devenir un beau sapin,
Toutes ces branches,
Je les connais bien,
Elles sont en moi.
Mais ce sapin,
Bientôt sera trop grand pour moi,
Il devra faire son chemin,
Suivre les pavés du destin,
Poussé par le vent lointain.
Il réussira,
Pour l’été,
Pour tout ça,
Pour moi,
Pour toi,
Pour tous quoi.


