La forêt de papier
Elle se balance,
Elle danse,
Au son du vent,
Qui caresse ses feuilles,
Vivantes,
Et enchantantes.
Rien qu’une seule,
Et déjà tout s’éclaire,
Un million,
Et c’est le bonheur.
Une fleur,
C’est joli,
C’est dangereux,
C’est fabuleux.
L’herbe,
C’est mou,
C’est doux,
Mais c’est surtout,
Pas pour un sou.
Le papier,
Les matières composées,
Sont nés,
D’une nécessité.
Mais après la nécessité,
Il y a eu la cupidité.
La forêt ne se balance plus,
Les feuilles tombent des nus,
Les fleurs on ne les voit plus,
L’herbe en dessous,
Ne vaut toujours pas un sou.


